Vengeance sur pellicule, de Michael Fenris

Ce roman est le deuxième de la série, ce n’est pas gênant de ne pas avoir lu le premier, mais vu le plaisir occasionné par cette lecture, je ne manquerai pas de découvrir rapidement la première aventure de Jeff Fergusson. Il a été policier et s’est reconverti en détective privé dans la ville de Resilience (apparemment imaginaire). Quinze ans auparavant, il traquait le chef de la pègre locale, Fat Bob avec son collègue et ami Simon, tout en étant l’amant de sa femme Suzy. Simon s’est laissé corrompre par le mafieux, s’est fait virer de la police et quelques temps après tuer dans une ruelle sombre. Jeff a alors quitté la police pour devenir privé.

Quinze ans plus tard, il est appelé par un ex-collègue pour un meurtre dans un hôtel miteux, qui n’a de palace que le nom. Suzy, qui a quitté la ville avec Fat Bob pour devenir actrice à Hollywood vient de se faire tuer à son tour, il y avait la carte de Jeff sur la table de nuit. Les indices se multiplient et il comprend rapidement qu’on cherche à lui faire porter le chapeau pour ce crime qu’il n’a pas commis, il refuse d’admettre devant l’inspecteur qu’il a été l’amant de la victime des années plus tôt. Il se met à enquêter de son côté, avec la bienveillance de la police pour démêler cette histoire et faire reconnaître son innocence.

J’ai beaucoup aimé ce polar à l’ancienne, si différent de la production actuelle. Ici pas d’ADN, ni de portable, des planques sans technologie et de belles voitures. L’époque n’est pas clairement définie, mais quelques indices laissent à penser qu’on est dans les années cinquante-soixante. J’ai été surprise d’apprendre que l’auteur est un médecin de Nancy, il a su rendre à merveille l’ambiance glauque des polars américains de l’âge d’or (Chandler, MacDonald, MacBain etc), il sait nous transporter en ces temps éloignés où la pègre dirigeait les villes grâce à des autorités corrompues et une police qui ne valait guère mieux. On y trouve une star de cinéma déchue, un privé très typé, alcoolique et fumant comme un Turc, amoureux de sa Pontiac et très maladroit avec les femmes. La ville est polluée, il fait froid, il pleut sans cesse, tout ce qu’il faut pour une ambiance glauque à souhait, le rêve américain, mais pas celui qu’on croit. L’écriture est très fluide et le personnage principal très attachant. Il y a de nombreux rebondissements dont un final tout à fait inattendu qui laisse présager une suite.

Ce livre a tout pour plaire aux amateurs du genre et il sort complètement de la production actuelle. Un très belle découverte. Un grand merci à Netgalley et aux Editions Eaux troubles pour cet excellent moment passé dans l’Amérique d’autrefois.

#Vengeancesurpellicule #NetGalleyFrance

4 réflexions sur “Vengeance sur pellicule, de Michael Fenris

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