Fausse note, de Guy Rechenmann

Tout d’abord un grand merci à mon amie Sylvaine qui m’a offert ce livre, j’avoue toutefois ne pas partager son enthousiasme, ni celui des autres personnes qui lui donnent cinq étoiles. Je suis sans doute passée à côté de ce polar. Je ne lis jamais les chroniques avant de lire un livre, mais après, pour le découvrir sans préjugés. Ayant pris connaissance des critiques sur Babélio, je n’ai pas l’impression d’avoir lu le même livre.

Le livre commence par un cauchemar que fait un père de famille qui songe sérieusement à se suicider, sa vie part à vau-l’eau. Il est endetté, accro au jeu, sa femme l’a quitté, mais surtout sa fille Pauline a disparu depuis près d’un an corps et biens. On n’a jamais retrouvé ni son corps, ni sa voiture, aussi la police a-t’elle privilégié l’hypothèse de la fugue amoureuse. Dans son cauchemar, une juge avec un numéro tatoué sur l’avant-bras lui reproche de ne pas avoir fait ce qu’il fallait pour retrouver sa fille. L’homme décide donc d’aller raconter son cauchemar à l’inspecteur Viloc, un flic bordelais d’avant la révolution numérique, spécialisé dans la rédaction de rapports très littéraire. Il manque d’intuition et base ses enquêtes sur l’observation et le sens du détail. Il a déjà résolu des disparitions et se lance dans cette affaire compliquée, Pauline s’est évaporée et son petit ami s’est tué dans un accident de surf peu de temps après. Il est aidé dans son enquête par un jeune adjoint qui a un cheveu sur la langue et des femmes étranges qui travaillent dans sa station service, son café préféré ou le camping où logeait Julien l’ami de Pauline.

Le fil rouge du roman est l’histoire d’un petit violoniste de génie qui survit tant bien que mal dans un camp de concentration. Rudolf Höss (Hess) le protège à cause de son talent, ainsi que sa famille, il en sortira vivant mais complètement brisé tout comme son frère.

L’enquête de Viloc se poursuit, elle est loufoque et complètement invraisemblable, l’inspecteur semble plus compétent pour promouvoir le tourisme dans la région bordelaise (que je ne connais absolument pas), mener une vie tranquille dans sa cabane que pour diriger une enquête. Et vous connaissez beaucoup de policiers qui enquêtent sur un cauchemar ?

La fin du roman le sauve du naufrage et les cinquante dernières pages sont vraiment intéressantes, je sais que ce sont les cinquante dernières, car j’ai vraiment compté les pages me séparant de la conclusion de ce livre peu apprécié. L’histoire du petit garçon m a évidemment beaucoup touchée. Vu que la juge du cauchemar est tatouée sur l’avant bras gauche, on comprend tout de suite que l’histoire a un rapport avec la déportation et les camps de concentration, ce que le final superbe confirme. Je n’ai pas compris du tout le mélange des genres entre cet inspecteur et son enquête plutôt loufoques et la tragédie de la deuxième guerre mondiale, pour moi c’est complètement incompatible de traiter un sujet si grave de manière comique. La plus grande partie de l’enquête m’a d’ailleurs terriblement ennuyée, quand je lis un polar tout en suivant le match de mon équipe de hockey préférée, c’est vraiment que le livre ne me plaît pas, en plus le HCC a pris une raclée par le dernier du classement !

Fausse note

Challenge Polars de Sharon (N°34 je crois)

4 réflexions sur “Fausse note, de Guy Rechenmann

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