Transcription, de Kate Atkinson

Juliette a dix-huit ans en 1940, elle a perdu sa mère depuis quelques mois et postule pour un poste dans l’armée. Elle est affectée comme dactylo dans les services secrets, avec de nombreuses autres filles de son âge, certaines issues des classes supérieures comme son amie Clarissa. Après quelques mois, elle est chargée de transcrire les conversations d’une opération de surveillance de la cinquième colonne. Geoffrey Toby se fait passer pour un agent de la Gestapo en Angleterre et fait parler ses informateurs dans une pièce pleine de micros.  Juliette, Cyril et Perry qui travaillent dans l’appartement d’à côté les surnomment les voisins et écoutent toutes les conversations. Juliette est amoureuse de son patron Perry et fait tout pour le séduire, sans succès, celui-ci s’intéressant surtout à la nature. Juliette participe ensuite à une opération sur le terrain pour démasquer un groupe de partisans du nazisme. Toute cette partie du roman se passe avant le Blitz et la guerre est encore une réalité lointaine.

En 1950, elle travaille à la BBC comme réalisatrice d’émissions destinées aux écoles, la guerre et ses activités au sein du MI5 lui paraissent de vieux souvenirs. Pourtant, le passé semble la poursuivre, elle rencontre par hasard des anciens collègues, mais s’agit-il vraiment d’une coïncidence ?

Il s’agit d’un roman d’espionnage basé sur des faits réels, évidemment tricotés avec de la fiction, comme dans tout bon roman historique. Le personnage de Geoffrey a vraiment existé, sous un autre nom, tout comme l’opération de surveillance des sympathisants nazis. Les personnages sont attachants, en particulier Juliette, sensible, manipulable et naïve. L’intrigue est bien montée, même s’il y a des longueurs avec les conversations des voisins, dans lesquelles il y a beaucoup de bavardages et peu d’informations utiles, ce qui est conforme aux vraies conversations qui figurent dans les archives. La fin est tout à fait inattendue et on a l’impression d’avoir été aussi naïf que Juliette. Le style est très agréable et m’a donné envie de découvrir d’autres livres de cette auteure. Les seuls points que j’ai moins aimés sont la multitude de personnages, le plus souvent avec plusieurs surnoms ou pseudonymes, vu qu’on est chez les espions, ce qui ne simplifie pas toujours la clarté du récit, et le démarrage très lent de l’intrigue. Au début il ne se passe absolument rien dans la vie professionnelle de Juliette et c’est un peu ennuyant. Je n’ai pas vu venir la fin et la face cachée de notre héroïne. Il semble que ce roman est assez réaliste par rapport à ce que furent la guerre et la guerre froide en Angleterre.

Au final j’ai apprécié ce livre mais il ne me laissera sûrement pas de souvenirs inoubliables. Un grand merci à Netgalley et aux Editions Jean-Claude Lattès pour ce partenariat très apprécié.

#Transcription #NetGalleyFrance

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Challenge Polars de Sharon (N°15)

Une réflexion sur “Transcription, de Kate Atkinson

  1. Ping : #PartageTaVeille | 18/09/2019 – Les miscellanées d'Usva

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