Le jardin des papillons, de Dot Hutchison

Ce thriller est un étrange huis-clos entre Maya et deux agents du FBI dans une salle d’interrogatoire. On apprend dès le début que le criminel a été arrêté et les victimes sauvées, du moins une partie d’entre elles. Les deux agents sont pressés d’en finir, l’un d’eux est particulièrement brusque et antipathique envers Maya, ils veulent surtout un témoignage utilisable pour le procès, or Maya refuse de répondre de manière simple et claire comme ils le désirent. Maya n’est d’ailleurs pas son vrai nom, mais celui que lui a donné le Jardinier, sur sa carte d’identité, elle s’appelle Inara. Toutefois les agents apprennent qu’il s’agit d’une fausse identité, mais elle refuse absolument de donner son vrai nom, ce qui braque encore plus l’un des flics.

Maya n’a pas l’attitude d’une victime d’après eux, elle est distante et semble indifférente à ce qui lui est arrivé. De plus les autres filles hospitalisées la réclament et refusent de parler aux policiers tant qu’elles ne l’auront pas vue. Le doute plane, est-elle  seulement victime ou aussi complice du Jardinier ? La jeune fille refuse de se laisser brusquer et raconte son histoire à son rythme, malgré l’attitude très hostile de l’agent Eddison. Elle parle du jardin magnifique et enchanteur dans lequel un prédateur cruel séquestre des jeunes filles depuis plus de trente ans. Passionné par les papillons, il leur tatoue des ailes dans le dos , les viole et les tue selon son bon plaisir ou si elles atteignent l’âge de vingt et un ans. Maya parle de la vie au jardin, un lieu à la fois paradisiaque et marqué par la mort et de ses compagnes de captivité, dont elle a pris soin.

Elle est une énigme et ne révèlera son secret qu’à la fin du premier épisode de cette trilogie qui s’annonce passionnante. La fin est un peu bâclée comme c’est souvent le cas avec ce type de thriller. L’ambiance est assez glauque, les filles n’ont aucun espoir de s’échapper, toutefois il faut vivre de son mieux, les réactions sont diverses. Maya, Lyonnesse et Bliss sont attachantes, protégeant les autres de leur mieux. Les deux policiers sont peu sympathiques, surtout Eddison qui est carrément méchant. On ne comprend d’ailleurs pas pourquoi l’interrogatoire d’une victime de crimes sexuels est laissé à des hommes si dénués de compassion. Certaines filles sont victimes du syndrome de Stockholm, chacune essayant de survivre malgré l’horreur. Tout est paradoxe dans ce jardin et le Jardinier prétend aimer ses papillons.

J’ai apprécié cette lecture même si je l’ai trouvée plutôt oppressante. J’espère que dans la réalité le FBI témoigne d’un peu plus d’empathie pour les victimes au lieu de les suspecter d’emblée de complicité et de complaisance envers leur bourreau.

Merci à Netgalley et Amazon Publishing pour ce partenariat.

#LeJardinDesPapillons #NetGalleyFrance

Jardin des papillons

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Challenge Polars de Sharon

Une réflexion sur “Le jardin des papillons, de Dot Hutchison

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