L’aigle de sang, de Marc Voltenauer

Tout d’abord un grand merci aux Editions Slatkine pour ce partenariat très apprécié. Autant le dire tout de suite, ce polar est un gros coup de coeur et je suis très contente de l’avoir lu. Du coup j’ai très envie de découvrir les deux premières aventures d’Andreas Auer, Le dragon du Muveran dort tranquillement dans mon immense PAL, mais je vais le sortir rapidement.

Ce livre commence gentiment et nous donne surtout envie de connaître le début des aventures d’Andreas car on apprend dans les premier chapitres qu’il a tué un suspect coupable d’avoir tiré sur Mikael son compagnon et de l’avoir gravement blessé, ce qui lui laisse de lourdes séquelles. Andreas a pu faire passer ce meurtre pour de la légitime défense grâce au témoignage d’un collègue, mais sa hiérarchie n’est pas dupe même si elle ne peut rien prouver. La vie personnelle d’Andreas n’est déjà pas simple avec son compagnon handicapé, mais sa soeur lui a révélé quelques mois auparavant un secret de famille : il a été adopté à l’âge de cinq ans et ses parents ne lui ont jamais rien dit, depuis il ne leur adresse plus la parole et cherche le sens de cauchemars qui le hantent depuis toujours. Il profite de ses vacances d’été pour se rendre avec son chien Minus dans leur maison familiale sur l’ile de Gotland en Suède. En alternance dans les premiers chapitres, on nous relate la fondation d’un groupe néo-païen viking en 1978 sur cette île, tout commence dans la fête, puis peu à peu le chef (le Jarl) introduit des sacrifices animaux et terrorise les membres qui ne peuvent quitter le clan sous peine de mort.

Arrivé sur l’ile, Andreas trouve rapidement les renseignements qu’il cherche dans son dossier d’adoption : Il s’appelait Roopi, ses grands parents d’origine estonienne émigrés à la fin de la guerre se sont installés sur l’ile. Ses parents sont morts dans un accident de voiture en 1979, sous le choc il n’a plus parlé durant des mois. Comme il n’avait aucune famille proche, les Auer, des amis de ses parents l’ont adopté, tandis qu’un couple de  Stockholm ont recueilli ses deux grandes soeurs. Andreas va visiter une colonie où les enfants d’origine estonienne passaient leurs vacances d’été, ils a de vagues souvenirs du lieu, mais son nom ne figure pas dans les dossiers de l’institution, ce qui lui donne à penser qu’il y a anguille sous roche. Il en a la confirmation éclatante lors de la rencontre avec une de ses soeurs à Tallinn : l’histoire concorde, sauf qu’elle n’a jamais eu de frère. Cette femme lui montre de vieilles photos d’époque, Andreas a trouvé la même dans le grenier de la maison familiale, mais l’un des hommes ne porte pas le même prénom.

Andreas se retrouve face à une terrible omerta. Il a compris que ce qui figure dans son dossier est faux, mais on s’obstine à prétendre le contraire. En se basant sur ses vagues souvenirs et les failles du dossier, il poursuit son enquête qui prend une tout autre envergure et le ramène au clan viking dont tout le monde nie aussi l’existence, mais Andreas est bien décidé à connaître le fin mot de l’histoire et surtout le secret de ses origines.

Ce polar est juste génial, je l’ai lu d’une traite, ce qui m’arrive bien rarement pour des livres de plus de cinq cents pages, mais je ne pouvais pas le lâcher. L’histoire est très prenante et très instructive, on apprend plein de choses sur les Vikings, sujet peu connu sous nos latitudes, mais visiblement très intéressant. Les émotions des personnages sont très bien décrites et ils sont tout à fait vraisemblables, ce qui est un grand plus pour ce type de livres, car je trouve que certains auteurs, surtout américains, restent dans la caricature avec des personnages interchangeables dans leur polar. J’apprécie que ces héros semblent sortis de la vie normale et qu’on ait l’impression de pouvoir les croiser au coin de la rue. L’écriture est fluide, le vocabulaire riche, il y a des fausses pistes et des rebondissements, bref, tout ce qu’il faut pour faire de polar un pur bonheur de lecture et un gros coup de coeur.

Aigle de sang

challenge polar

Challenge polar de Sharon

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