L’enfer en 11 lettres, de Jean-Marie Roth

Tout d’abord merci à Netgalley et aux éditions Butterfly pour ce partenariat. Malheureusement la rencontre s’est très mal passé et je me retrouve à chroniquer un livre que j’ai trouvé détestable. Je rappelle qu’il ne s’agit que de mon ressenti et que ce livre a reçu 5 étoiles par d’autres chroniqueuses, ce qui doit relativiser mon avis très négatif.

Le livre s’ouvre sur l’appel que passe Mona Granger au commissariat d’Annecy, elle accuse Roman Dornoy, un célèbre chirurgien d’avoir tué sa fille Sarah, puis de vouloir l’assassiner à son tour. L’appel se termine par un terrible hurlement et l’inspecteur de service s’empresse de se rendre sur les lieux du crime. Ensuite on revient en arrière pour expliquer comment on en est arrivé là.

Mona est un mannequin célèbre qui a su garder sa beauté malgré les années. Elle vit sur les hauts d’Annecy avec Sarah, sa fille de vingt-sept ans infirmière et très belle aussi. L’auteur insiste très lourdement sur la beauté et la plastique parfaites des deux femmes. Sarah postule à la clinique des Alpages comme infirmière-anesthésiste, elle y rencontre le chirurgien Roman Dornoy, entre eux le coup de foudre est immédiat. Sarah pense avoir trouvé un nouveau travail et l’amour en même temps. Toutefois le rêve tourne rapidement au cauchemar, elle commet une faute grave lors d’une opération et son amant se révèle client chez une prostituée sadique, mais ce n’est que le début de la descente aux enfers pour Sarah, tandis que Mona éprouve un désir trouble pour Roman.

Il s’agit en fait de vengeances en cascades avec un dénouement inattendu. Vu sous cet angle, ce thriller psychologique paraît intéressant. Malheureusement l’histoire est très mal ficelée et dépourvue de vraisemblance. Par exemple, lors de l’accident qui laisse Sarah tétraplégique, les évènements ne sont pas conformes à la réalité et je parle en connaissance de cause. Sarah est hospitalisée brièvement dans la clinique généraliste de son amant et pas dans un centre spécialisé durant de longs mois, elle ne bénéficie d’aucune rééducation.

Lorsque Mona accuse Roman du double meurtre, les enquêteurs ne prennent même pas la peine de vérifier les empreintes digitales sur les armes du crime. Le responsable de l’enquête dit à un de ses amis qu’il sait que c’est lui qui a tué le père de Sarah, mais qu’il ne va pas en chercher les preuves et le laisse filer sans le dénoncer.

De plus ces invraisemblances sont desservies par un style vraiment affreux, j’ai rarement lu des phrases plus mal construites. Je vous en cite deux mais les trois quarts du roman sont de cette eau.

  1. Egalement remarquable dans les actions que dans les actes, il maîtrisait tout, de ses allants de corps et de ses élans de coeur, il était généreux et générant.
  2. La clinique des Alpages, située en hauteur de la ville était plus accueillante que maints de ces hôtels miteux que l’on peut rencontrer dans bien des agglomérations.

Et je fais grâce du paragraphe qui décrit le sapin de Noël de Mona, c’est un sommet du genre !.

Donc ce livre ne m’a pas plus le moins du monde, mais c’est évidemment un avis subjectif.

Enfer en 11 lettres

challenge polar

Challenge Polar de Sharon

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