Par le vent pleuré, de Ron Rash

Au printemps 2015, dans la petite ville de Sylva en Caroline du Nord, lors d’une crue de la rivière, des restes humains réapparaissent, il s’agit de Ligeia. Eugene plonge dans ses souvenirs de l’été 1969.

Bill et Eugene ont perdu leur père très jeune, ils sont élevés par leur mère mais surtout sous la supervision impitoyable de leur grand-père qui décide de tout dans leur vie. Bill est brillant et deviendra le neurochirurgien renommé que souhaitait le vieil homme. Les bruits du monde et la révolution hippie ne sont pas encore arrivés dans cette petite ville puritaine en 1969, mais Ligeia viendra bouleverser cet univers si serein en apparence. Elle a presque dix-huit ans et ses parents l’ont envoyée pour l’été dans sa famille très pieuse pour l’éloigner de la Floride et de ses mauvaises fréquentations, les hippies et surtout la drogue. Les deux frères vont pêcher et se baigner dans la rivière tous les dimanches. Ligeia leur fera connaître de dangereux frissons et fera voler en éclat leur innocence. Bill se reprend rapidement, car il aime Leslie et ne veut pas briser son avenir tandis que Eugene se laissera entraîner sur une pente bien glissante.

A la fin de l’été, Ligeia disparaît de leurs vies, Eugene a toujours cru qu’elle était retournée en Floride, il n’est pas resté accro à la drogue mais a sombré dans l’alcoolisme qui lui a fait louper sa vie, il n’est plus qu’un écrivain raté qui a perdu son travail à l’université et sa famille, il vit dans l’espoir que sa fille Sarah lui pardonne l’accident qu’il a causé en conduisant en état d’ébriété. Avec la découverte des restes de Ligeia, il se souvient de cet été-là et demande des comptes à son frère. Pourtant la vérité n’est pas celle qu’il croit.

C’est un roman court et dense qui nous entraîne dans un monde révolu. Ligeia met fin à l’enfance et à l’innocence des deux adolescents et les entraînera dans des choix -bons ou mauvais- qui détermineront toute leur vie d’adulte et une relation faite à la fois de haine et d’amour. Eugene tient sa passion de la littérature de sa mère et il y a e nombreuses références à Thomas Wolfe, un auteur de cette région aujourd’hui oublié. Le titre du livre est une citation de son roman phare paru dans les années 1930. Une très belle découverte.

Par le vent pleuré

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Challenge polar de Sharon N°54

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