Le capuchon du moine, d’Ellis Peters

Une nouvelle promenade avec mon ami Frère Cadfael au douzième siècle anglais. Une balade évidemment très dépaysante.

L’abbé Héribert est convoqué à Londres, il pense qu’on va le remplacer. Dès son départ le prieur Robert s’installe dans son logement car il est persuadé d’être le futur abbé. Toutefois en attendant sa nomination officielle, il ne peut établir de document juridique. C’est ennuyant parce que Maître Bonel veut léguer son manoir à l’abbaye en échange du gite et du couvert pour lui et son épouse à vie. Il s’agit d’un bon domaine et Robert se met en quatre pour eux, leur proposant d’emménager tout de suite.

Cadfael continue de s’occuper de son jardin et de la formation de son novice Frère Mark, il lui montre comment fabriquer les remèdes nécessaires aux maux de l’hiver et une huile de massage à l’aconit (capuchon du moine) pour soulager les articulations. Il explique au frère infirmier comment s’en servir et surtout quelles précautions prendre vu que le produit est toxique en usage interne. Deux jeunes visiteurs sont présents car ils rendent visite à un vieux parent.

Maître Bonel et sa femme s’installent, le mari est assez déprimé. Comme le testament n’est toujours pas officiel, Robert décide de les chouchouter et offre une demie perdrix qu’il a reçue. Frère Petrus le cuisinier nourrit de noirs desseins contre Robert, pourtant c’est maître Bonel qui mourra empoisonné en mangeant sa part.

Tous les soupçons se portent sur le beau-fils de la victime que Maitre Bonel voulait déshériter en faveur de l’abbaye. Les sergents du shérif Prescote sont sûrs de tenir le coupable, mais c’est sans compter sur la clairvoyance de Cadfael et Hugh Beringar.

Chaque roman de la série traite un thème de la vie au douzième siècle, ici nous en apprenons plus sur les différents types de droits (coutumier, gallois, anglo-normands) qui régissaient la société et les relations entre les gens. Les mêmes sujets étaient considérés de façon très différente par le droit anglais ou gallois, et les gens se référaient tantôt à l’un tantôt à l’autre selon l’intérêt du moment. Le droit gallois était beaucoup plus indulgent et d’une manière plus moderne. On en apprend aussi beaucoup sur le soin du bétail et la vie des bergers. L’environnement et la nature sont très bien décrits.

Ces enquêtes son très bien écrites, on ne découvre le coupable qu’à la fin et Cadfael privilégie la loi divine à la loi humaine , il préfère donner une chance de rédemption aux fautifs plutôt que les livrer à l’implacable justice de l’époque avec la complicité bienveillante d’Hugh. Bref c’est toujours agréable et dépaysant de voyager avec ce moine pas comme les autres.

Capuchon du moine

challenge polar

Challenge polar de Sharon   N°1

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5 réflexions sur “Le capuchon du moine, d’Ellis Peters

    1. Merci à toi. J’ai deux adorables chats roux et un noir . Les roux s’appellent Alois (en l’honneur de Pendergast, avec la version suisse allemande de son prénom) et Garris (le film Les enfants du marais) . Le noir c’est Amédée autre héros des Enfants du marais. J’ai eu un Sancho, un Pablo (Neruda), un Hamlet et une Bichnoul (en hommage à Jean François Deniau… Donc des chats littéraires

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