La maison du clair de lune, de Mary Higgins Clark

Je n’avais plu lu ce genre de polars depuis des années, j’avais gardé un bon souvenir des quelques uns lus à l’époque, je me suis donc plongée dans ce roman prêté par une collègue avec plaisir.

Maggie, une charmante photographe new-yorkaise est invitée à un fête de famille par Liam, un de ses amis. Elle y retrouve Nuala, l’ex-seconde épouse de son père qui l’a élevée avec tendresse durant dix ans. Les deux femmes sont heureuses de se retrouver et Nuala invite Maggie dans sa maison de Newport pour une quinzaine de jours. Dans les jours suivants, Nuala téléphone plusieurs fois à Maggie pour lui faire part d’un grave souci dont elle lui parlera en détail lors des vacances prévues.

Maggie s’en va et oublie de communiquer ses coordonnées à Neil, un autre de ses amis, à qui elle n’accorde pas grande importance. Arrivée à destination, Maggie trouve le corps ensanglanté de Nuala au fond de la cuisine. Il s’avère qu’elle a changé son testament après avoir retrouvé Maggie et annulé sa réservation à Latham Manor, une résidence pour les personnes âgées fortunées. La police pense qu’il s’agit d’un crime de rôdeur et ne trouve aucune piste.

Plusieurs des amies de Nuala qui résidaient à Latham Manor sont décédées durant les semaines précédentes et l’hécatombe continue. Comme les appartements de la résidence sont vendus très cher, récupérés à la mort de leurs propriétaires et revendus très rapidement ensuite, Maggie comprend vite que le décès des pensionnaires est très profitable à l’établissement dirigé par un médecin alcoolique. Elle se met donc à enquêter sérieusement sur la résidence.

L’enquête sur les rites funéraires victoriens est très intéressante. Il y a un professeur étrange et obsédé par la mort qui ferait un coupable idéal mais c’est évidemment trop simple. J’ai trouvé que le suspense est très bien préservé jusqu’à la fin et je n’ai pas trouvé l’assassin avant le dénouement. Il y a un aspect « à l’eau de rose » dans ce livre, comme dans tous ceux de Mary Higgins Clark, mais on le sait d’avance et ça ne m’a pas dérangé outre mesure.

Ce qui m’a déplu, ce sont les longueurs, le nombre trop important de personnages sans épaisseur et interchangeables, on ne sait plus qui est qui finalement. La traduction n’est bonne non plus, trop littérale pour certaines expressions, ce qui ne rend pas le sens voulu par l’auteur. Le côté surhomme de Neil à la fin n’est pas très convaincant non plus.

Malgré ces défauts, ce thriller est un agréable moment de lecture, même s’il n’entrera pas dans l’histoire du genre. Il faut dire que je suis aussi habituée à des polars plus consistants et plus noirs que roses.

La maison du clair de lune

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