L’ombre de la menace, de Rachel Caine

Tout d’abord un grand merci aux Editions de L’Archipel  et à Mylène en particulier pour ce nouveau partenariat. Cet excellent thriller est promis à un grand succès au vu de son intrigue haletante, mais surtout originale.

Tout commence à Wichita où Gina et Melvin mènent une vie heureuse, ils s’aiment, ils ont une jolie maison et deux beaux enfants. Un chauffard vient fracasser le parfait bonheur de Gina en s’encastrant dans le garage, ce qui révèle que Melvin est en réalité un tueur en série qui y dépèce des femmes.  Il est arrêté et condamné à mort, et Gina acquittée de l’accusation de complicité. Toutefois, aux yeux du public, elle passe pour coupable, comment peut-on partager la vie d’un tueur en série et ne rien remarquer ? Cette question sous-tend tout le livre.

Après son acquittement, Gina change plusieurs fois d’adresse et d’identité, elle est devenue Gwen et fait tout pour protéger ses enfants, elle s’est installée dans un petit village idyllique au bord d’un lac dans le Tennessee. Elle se méfie de tout le monde et garde ses distances. Lanny est devenue une adolescente révoltée et difficile à canaliser alors que son frère est plus effacé. Cette situation est très lourde pour les enfants qui aimeraient rester au village, ils ne supportent plus d’être perpétuellement en fuite et sans cesse déracinés. Gwen est harcelée par Melvin depuis sa prison, mais surtout par des internautes malveillants qui la croient coupable et la menacent de mort. Elle rencontre différents habitants du village et ne sait à qui accorder un minimum de confiance. Elle est hantée par son aveuglement lors de son mariage et n’est plus sûre de personne, ni d’elle-même. Au moment où elle baisse la garde, le cauchemar recommence, on a trouvé le cadavre d’une femme dans le lac devant sa maison et le meurtre porte la signature de Melvin. La vie déjà difficile de la famille tourne à la catastrophe.

L’intrigue est haletante et on ne s’ennuie pas une minute dans ce thriller plein de rebondissements. Encore un polar qui dénonce les failles de la justice américaine : Melvin peut continuer à harceler son ex-femme depuis sa prison grâce à des complicités internes, mais surtout rien n’est fait pour protéger Gwen et ses enfants des internautes malveillants. Elle doit se débrouiller elle-même pour trouver de fausses identités et des cachettes. Les personnages sont très bien travaillés et vraisemblables, on sent l’angoisse permanente de l’héroïne et on tremble pour elle. Il est rare que des romans traitent des familles des assassins, innocents selon la justice, mais coupables aux yeux du public et dont tout le monde se méfie, en particulier la police. La suite de thriller est déjà sortie aux USA et je suis déjà impatiente de la lire, sans doute l’année prochaine.

Un roman très prenant que je vous recommande chaleureusement.

Ombre de la menace

Challenge Polars de Sharon (N°16)

 

 

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Transcription, de Kate Atkinson

Juliette a dix-huit ans en 1940, elle a perdu sa mère depuis quelques mois et postule pour un poste dans l’armée. Elle est affectée comme dactylo dans les services secrets, avec de nombreuses autres filles de son âge, certaines issues des classes supérieures comme son amie Clarissa. Après quelques mois, elle est chargée de transcrire les conversations d’une opération de surveillance de la cinquième colonne. Geoffrey Toby se fait passer pour un agent de la Gestapo en Angleterre et fait parler ses informateurs dans une pièce pleine de micros.  Juliette, Cyril et Perry qui travaillent dans l’appartement d’à côté les surnomment les voisins et écoutent toutes les conversations. Juliette est amoureuse de son patron Perry et fait tout pour le séduire, sans succès, celui-ci s’intéressant surtout à la nature. Juliette participe ensuite à une opération sur le terrain pour démasquer un groupe de partisans du nazisme. Toute cette partie du roman se passe avant le Blitz et la guerre est encore une réalité lointaine.

En 1950, elle travaille à la BBC comme réalisatrice d’émissions destinées aux écoles, la guerre et ses activités au sein du MI5 lui paraissent de vieux souvenirs. Pourtant, le passé semble la poursuivre, elle rencontre par hasard des anciens collègues, mais s’agit-il vraiment d’une coïncidence ?

Il s’agit d’un roman d’espionnage basé sur des faits réels, évidemment tricotés avec de la fiction, comme dans tout bon roman historique. Le personnage de Geoffrey a vraiment existé, sous un autre nom, tout comme l’opération de surveillance des sympathisants nazis. Les personnages sont attachants, en particulier Juliette, sensible, manipulable et naïve. L’intrigue est bien montée, même s’il y a des longueurs avec les conversations des voisins, dans lesquelles il y a beaucoup de bavardages et peu d’informations utiles, ce qui est conforme aux vraies conversations qui figurent dans les archives. La fin est tout à fait inattendue et on a l’impression d’avoir été aussi naïf que Juliette. Le style est très agréable et m’a donné envie de découvrir d’autres livres de cette auteure. Les seuls points que j’ai moins aimés sont la multitude de personnages, le plus souvent avec plusieurs surnoms ou pseudonymes, vu qu’on est chez les espions, ce qui ne simplifie pas toujours la clarté du récit, et le démarrage très lent de l’intrigue. Au début il ne se passe absolument rien dans la vie professionnelle de Juliette et c’est un peu ennuyant. Je n’ai pas vu venir la fin et la face cachée de notre héroïne. Il semble que ce roman est assez réaliste par rapport à ce que furent la guerre et la guerre froide en Angleterre.

Au final j’ai apprécié ce livre mais il ne me laissera sûrement pas de souvenirs inoubliables. Un grand merci à Netgalley et aux Editions Jean-Claude Lattès pour ce partenariat très apprécié.

#Transcription #NetGalleyFrance

Transcription

Challenge Polars de Sharon (N°15)

Victor, l’indomptable Hugo, de Bertrand Puard

Ce roman jeunesse très réussi a l’ambition de faire découvrir Victor Hugo aux jeunes lecteurs de huit à dix ans. Il ne s’agit pas d’une biographie, même romancée comme le souligne Bertrand Puard, mais d’une « fantaisie » mettant en scène le jeune Victor âgé de treize ans et qui se présente sous forme d’un roman historique.

Victor et Eugène, fils du général Hugo, vivent dans une pension sévère où ils sont censés se préparer au concours d’entrée de l’école polytechnique, mais Victor ne pense qu’à écrire des poèmes et des tragédies, ce qui déplaît fortement au directeur. Eugène prétend qu’un homme au chapeau rond surveille leur fenêtre, Victor ne le croit pas et préfère s’occuper d’une tragédie mettant en scène Bonaparte qu’il déteste depuis qu’il a fait fusiller son cher parrain dont il porte le prénom. Les parents Hugo sont en instance de divorce, ce qui ne se faisait vraiment pas à cette époque, les deux garçons sont très proches de leur mère. Un soir un inconnu entre dans la chambre d’Eugène et l’enlève avec le chandelier reçu du parrain. Un autre homme essaie de faire de même avec Victor, mais ne réussit qu’à s’emparer de son chandelier. Victor se lance sur les traces de son frère, qu’il retrouvera à Fougères après maintes aventures en compagnie de différents personnages, il assistera même à un tournant de l’Histoire, il faut dire que ce roman se passe en juillet 1815, au moment de l’abdication définitive de Napoléon et de sa fuite qui a échoué.

L’intérêt principal de ce livre est de nous faire découvrir la naissance de la vocation d’écrivain de Victor. Durant ses pérégrinations, il rencontrera nombre des futurs personnages de son oeuvre, ce qui est une idée vraiment géniale. Je n’ai lu que Notre-Dame de Paris et Les misérables, Victor Hugo ne fait pas partie des programmes scolaires en Suisse, du moins pas dans ma région (ici pour le XIXème siècle, nous avons étudié Balzac, Stendhal, Flaubert, Zola, Lamartine, Baudelaire et Rimbaud). Donc je connais peu cet auteur qui ne fait pas du tout figure de mythe national ici bien évidemment, j’avais donc une approche assez neutre avant de lire ce petit roman que j’ai beaucoup apprécié et qui m’a donné envie de découvrir davantage son oeuvre.

Bertrand Puard a consacré des livres à d’autres grands écrivains et je trouve cette démarche originale et intéressante pour faire découvrir la littérature classique aux enfants sous un jour positif et dépoussiéré. La langue est très soignée, le vocabulaire riche bien qu’accessible, ce qui est un point fort pour un livre jeunesse. Il devrait toujours en être ainsi, mais c’est loin d’être le cas, aussi faut-il souligner cet aspect qui contribue à la réussite de ce très beau roman, qui devrait plaire autant aux jeunes lecteurs qu’aux adultes intéressés par la littérature et l’histoire littéraire.

#VictorLindomptableHugo #NetGalleyFrance

Victor l'indomptable Hugo

Challenge polars de Sharon (N°14)

Le diable sur les épaules, de Christian Carayon

Un excellent polar historique qui se passe dans la campagne tarnaise en 1924.

Camille est institutrice dans la nouvelle école pour filles d’un petit village perdu dans la montagne. A la fin de l’année scolaire, elle compte partir avec son fiancé Edouard en Argentine. Un ouvrier agricole disparaît en décembre 1923, on le retrouve au bout d’une semaine au fond d’un ravin. On attribue son décès à un accident dû à l’alcool ou à un suicide. Camille pense que l’enquête a été bâclée et qu’il a été assassiné. Elle a peur dans son école isolée à l’extérieur du village. Edouard vient habiter le vieux moulin et passe souvent la nuit avec Camille en secret, car cela n’est pas convenable et les nouveaux venus ne sont pas appréciés dans cette communauté très fermée. L’ancien maire essaie de changer les habitudes et de lutter contre la désertification du village. Camille arrive à le persuader de faire appel à Martial, son ami d’enfance qui a abandonné ses études de criminologie après la guerre pour reprendre l’élevage de chevaux de son grand-père près de Bordeaux et qui participe à un cercle de détectives amateurs chevronnés et spécialisés dans le surnaturel. Les villageois pensent que le diable est en cause dans la mort du vieil homme.

Peu après l’arrivée de Martial, un riche fermier est tué à son tour et cette fois il ne fait pas de doute qu’il s’agit d’un assassinat. Le village est coupé en deux clans qui se détestent. Des rumeurs circulent attribuant la mort du fermier à la vengeance d’un orphelin dont le frère a disparu en 1914. Il est mort à la guerre et serait revenu de l’au-delà pour faire justice. Martial et Camille ne peuvent croire de telles sornettes et sont bien décidés à trouver l’assassin avec l’aide d’Edouard et de l’ancien maire.

Le village et ses habitants sont des personnages à part entière du roman, l’ambiance est pesante, la communauté déchirée par les intérêts et les vieilles haines. Les relations entre les personnes et les familles sont décrites avec beaucoup de justesse, les personnages sont très aboutis psychologiquement, les paysages magnifiquement décrits. L’ombre de la première guerre mondiale plane sur le village, tous les hommes en sont marqués physiquement ou psychologiquement.

Il s’agit d’un magnifique polar historique dans lequel on ne s’ennuie pas une seconde, un livre très abouti avec un dénouement inattendu. Un tout grand premier roman que je vous recommande chaleureusement.

Diable sur les épaules

Challenge Polars de Sharon (N°13)

 

Le fil du temps, de Bernard Thomasson

Une nouvelle lecture très décevante, donc une autre critique pas très positive à faire, ce que je n’aime pas du tout, ne serait-ce que par respect du travail de l’auteur. Mais donner un avis sincère fait aussi partie des partenariats proposés par Netgalley et que j’apprécie beaucoup, même quand un livre n’est pas à la hauteur de mes espérances. Deux lectures frustrantes à la suite c’est un manque de chance.

Il s’agit ici d’un recueil de treize nouvelles qui parle du temps et de notre rapport à cette donnée. Il s’agit du temps qui passe, mais aussi une fois du temps qu’il fait. L’auteur soulignant qu’on utilise le même mot en français pour les deux notions, ce qui n’est pas le cas dans d’autres langues. Il étudie les différents rapports au temps, toujours variables selon les nouvelles. Le livre commence par une longue nouvelle policière. Ma préférée est celle où Sacha le chat écoute son maître lui expliquer comment on gagne du temps en disposant l’appartement autrement, le minou trouvant tout cela complètement absurde, ce qui ne l’empêche pas de dormir les deux tiers de la journée.

Venons-en à ce qui constitue, pour moi, le coeur du problème : la forme. Je ne sais pas si le cela vient d’un gros souci informatique lors de la mise en page, dans ce cas l’auteur n’y est pour rien, même si le problème aurait dû être détecté à la relecture. Le texte est plein de coquilles, certaines nouvelles commencent à la suite d’une autre sans titre et sans même un saut de paragraphe. Ainsi à la fin de la nouvelle policière, on lit la lettre d’adieu de la meurtrière qui s’est suicidée avant d’être démasquée et à la ligne suivante, sans aucune séparation, une petite fille s’inquiète parce que sa maman n’est toujours pas rentrée d’une manifestation des gilets jaunes. Il m’a fallu un moment pour comprendre pourquoi cette femme plus très jeune attendait tout à coup sa maman pour le souper, alors qu’elle venait de se suicider ! J’ignore s’il s’agit d’une grosse erreur de mise en page, ou d’un essai de littérature alternative. De même dans toutes les nouvelles il y a au moins une phrase qui ressemble à un puzzle mal assemblé, le plus souvent sans verbe et qui ne fait pas sens grammaticalement parlant. On comprend le sens en reconstruisant la phrase avec les mêmes mots. Il ne s’agit pas d’une inversion poétique, mais de mots juxtaposés qui ne forment pas des phrases censées. Encore une fois, est-ce des énormes coquilles ? Je pense qu’il s’agit plutôt de jeux littéraires style nouveau roman, Oulipo ou autre intellectualisme parisien que je ne comprends pas et que je goûte encore moins. Pourquoi truffer un texte de « phrases » qui n’ont ni sens forme grammaticale ? Autre problème, il y a de très nombreux dialogues dans ces nouvelles, mais ils ne sont pas du tout rédigés dans la forme habituelle avec des tirets et sauts de lignes, mais s’intègrent dans le texte sans ponctuation adéquate, ce qui ne facilite pas la compréhension.

Pour moi ces défauts, ou ces jeux de forme, comme on voudra sont rédhibitoires et cette lecture a été une vraie corvée, heureusement qu’il n’y a que deux cents cinquante-cinq pages. Un livre que je n’ai malheureusement pas du tout aimé.

Merci à Netgalley et aux Editions Bookelis pour ce partenariat

Edit : A la suite de cette chronique, l’auteur m’a contactée et m’a proposé de m’envoyer son livre en version papier, car les problèmes soulevés viennent bien de la version ebook selon Bernard Thomasson. Je le remercie et je modifierai la chronique après avoir lu la version papier.

#LeFilDuTemps #NetGalleyFrance

Fil du temps

Challenge Polars de Sharon

Bad man, de Dathan Auerbach

La publicité faite autour de ce roman nous promettait un livre proche de Shinning de Stephen King, mais ce grand auteur n’a pas à craindre la moindre concurrence avec ce thriller plus que décevant.

Le prologue est étrange et ne s’éclaire qu’avec le dernier chapitre. Ben a quinze lorsque son petit frère Eric, trois ans disparaît lors de courses au supermarché. Cinq ans plus tard,  personne n’a le moindre espoir de le retrouver, sauf Ben justement, qui continue ses recherches. La police semble ne rien faire. Ben décroche un poste de magasinier de nuit dans le supermarché en question.

Les personnages sont étranges, mais plutôt creux, il ne se passe pratiquement rien. Marty, collègue et ami de Ben semble avoir des choses à cacher, tout comme l’antipathique patron du magasin, qui semble une entité vivante. La fin est totalement abracadabrante et ce livre distille un ennui profond tout au long de ses 450 pages, il m’a fallu quatre jours d’effort pour en venir à bout.

Je ne m’étendrai pas davantage sur cette lecture sans intérêt pour moi. Merci aux éditions Belfond et à Netgalley pour ce partenariat.

Bad man

Challenge Polars de Sharon

Les Bouches, de Nicolas Feuz

J’ai lu et apprécié ce livre dès sa sortie, en 2016 je crois mais je ne l’avais pas chroniqué parce qu’à l’époque j’avais un gros problème informatique sur le blog. Je l’ai relu à l’occasion de la sortie de L’ombre du Renard pour me rappeler en détail de la première aventures d’Eric Beaussant, je me suis aperçue avec plaisir que je m’en souvenais bien en fait.

Eric est sous-officier de gendarmerie, il revient en Corse après avoir quitté l’île plus de vingt ans auparavant. Il est affecté à Bonifacio et dès son arrivée, il est confronté à un meurtre barbare. La victime a les yeux et les paupières arrachés, puis un deuxième homme subit le même sort. Sur le plan privé, la situation d’Eric n’est pas facile : Ses parents sont morts lors d’un accident de plongée en 1982 alors qu’il n’avait que sept ans, son grand-père Emile est aveugle et muet, suite aux tortures subies durant la guerre. Il a été recueilli avec Emile par son ami Enzo Mariani. Enzo et Emile sont deux héros de la résistance corse, dont Eric connaît l’histoire par coeur. Il a été élevé avec Hélène, sa petite fille par Enzo. A l’adolescence, ils sont tombés amoureux, mais Eric n’a jamais pu faire le deuil de ses parents et c’était trop lourd pour lui d’être le petit fils d’un héros, il s’est donc enfui à sa majorité.

En parallèle, on nous relate les évènements de 1943 dans le maquis corse de manière très détaillée et passionnante. Enzo et deux de ses amis, qui n’ont pas survécu à la guerre, en sont les héros. Mais l’enquête d’Eric semble le ramener à cette époque, car les causes de ces meurtres sauvages dépassent sans doute les enjeux du braconnage de corail rouge.

Comme toujours avec Nicolas Feuz, la fin est renversante, c’est sa marque de fabrique. L’histoire est très bien ficelée et convaincante, le récit de l’enquête actuelle s’enracine à merveille dans la partie historique. Le roman est vraiment très agréable à lire. Je ne m’étendrai pas sur le style, si ce n’est pour souligner les énormes progrès réalisés par l’auteur depuis et qui sont particulièrement flagrants dans L’ombre du Renard.

Les deux livres sont complémentaires mais peuvent être lus sans problème indépendamment l’un de l’autre, ce n’est pas une suite, du moins pas directement. Aucune trace de Michel Mariani, le frère d’Hélène ici, ni de leurs cousins ou de leurs activités mafieuses, même si Enzo est tout sauf un gentil grand-père, et aucun enquêteur suisse en vue non plus. Disons que le combat entre les nazis et la famille Mariani continue dans le nouveau roman.

J’ai beaucoup aimé la manière de conjuguer passé et présent, l’histoire est vraiment passionnante et le seul point faible du livre est son style, mais heureusement Nicolas Feuz a corrigé, et bien corrigé cette lacune. Ce fut un coup de coeur et ça le reste. Je trouve aussi très agréable pour les fidèles lecteurs qui suivent l’aventure depuis le début de retrouver des personnages déjà croisés ailleurs, et ceci de façon très dynamique, car le personnage d’Eric a évolué au cours de ses deux aventures. J’ai aussi beaucoup aimé le fait que les choses ne sont pas manichéennes, comme le dit Enzo il y a aussi eu des tortionnaires parmi les résistants et des soldats allemands qui n’étaient pas de nazis et n’ont rien demandé. Le bien et le mal cohabitent en chacun de nous et s’expriment selon les circonstances.

Bouches

Challenge Polars de Sharon (N°10)