Il y aura du sang sur la neige, de Sébastien Lepetit

Tout d’abord un grand merci à Netgalley et aux Editions Flamant noir pour ce partenariat très apprécié. Ce roman se passe en Franche Comté, ce qu’on appelle la France voisine ici et je connais une partie des lieux où se déroule l’intrigue, ce qui la rend encore plus vivante et intéressante. De plus le commissaire Morteau est un personnage très attachant, donc une très belle découverte pour moi. J’ai envie de lire les deux premières aventures de ce policier du coup.

Le commissaire est contacté dans son bureau de Besançon par Michel Pupillin qui se dit un ami d’enfance et lui demande de l’aider car la course de ski de fond qu’il organise est menacée par des appels anonymes annonçant des meurtres. Morteau met un bon moment à se souvenir de cet homme nettement plus jeune que lui et qui était plutôt un sale gamin à l’époque. Il essaie de le convaincre de s’adresser à la gendarmerie qui intervient sur cette zone, mais finalement il se rend sur place dans le Jura plus par curiosité qu’autre chose. Il emmène le lieutenant Monceau, un Parisien qui déteste immédiatement ces villages en plein hiver et surtout le froid et la neige qui vont avec. Michel raconte à Morteau qu’il a reçu trois appels anonymes annonçant que la course sera ensanglantée et fait jouer ses relations auprès du parquet pour que l’enquête soit confiée au commissaire au détriment de la gendarmerie.

Le lundi avant la course, le favori, julien Doucier est abattu lors de son entraînement dans un coin de forêt désert. Il n’y a pas de témoin, mais le meurtrier a laissé beaucoup de traces, oubliant les douilles sur place. Monceau pense que l’affaire sera vite bouclée, mais son chef aime réfléchir et prendre son temps. De plus il tombe amoureux de la patronne de leur hôtel, qui semble aussi sous le charme, une raison de plus de ne pas se presser. Les deux policiers enquêtent parmi les coureurs. La victime était un vantard très peu apprécié de ses collègues. Il avait été battu deux semaines auparavant par un Italien dans une autre course et affirmait haut et fort que cet homme était un tricheur, il entendait démontrer qu’il se dopait. L’Italien est aussi prétentieux que la victime et il fait figure de suspect idéal pour le lieutenant Monceau. Toutefois le commissaire ne peut croire qu’une histoire de dopage soit un mobile suffisant pour commettre un meurtre. Il y a aussi un coureur canadien qui a menacé Doucier de mort un an auparavant lorsque sa fiancée l’a quitté pour lui. Jusqu’au coup de théâtre qui désigne le principal rival de Doucier comme l’assassin. Mais tout colle trop bien comme dit Morteau, qui ne peut croire qu’un assassin ait un mobile si futile et s’acharnera contre son lieutenant et la juge d’instruction pour mettre au jour le plan d’un criminel machiavélique.

Les descriptions de paysage sont magnifiques, d’autant plus si on connaît ces lieux, la gastronomie comtoise tient une large place dans cette histoire vraiment très bien ficelée avec un personnage attachant de vieux flic dont les méthodes triompheront des évidences auxquelles croit son jeune collègue, qui lui sert principalement de faire valoir puisque la piste sur laquelle il s’acharne n’est pas la bonne.

Une très belle découverte que je recommande chaleureusement.

Il y aura du sang sur la neige

challenge polar

Challenge Polar de Sharon

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L’enfer en 11 lettres, de Jean-Marie Roth

Tout d’abord merci à Netgalley et aux éditions Butterfly pour ce partenariat. Malheureusement la rencontre s’est très mal passé et je me retrouve à chroniquer un livre que j’ai trouvé détestable. Je rappelle qu’il ne s’agit que de mon ressenti et que ce livre a reçu 5 étoiles par d’autres chroniqueuses, ce qui doit relativiser mon avis très négatif.

Le livre s’ouvre sur l’appel que passe Mona Granger au commissariat d’Annecy, elle accuse Roman Dornoy, un célèbre chirurgien d’avoir tué sa fille Sarah, puis de vouloir l’assassiner à son tour. L’appel se termine par un terrible hurlement et l’inspecteur de service s’empresse de se rendre sur les lieux du crime. Ensuite on revient en arrière pour expliquer comment on en est arrivé là.

Mona est un mannequin célèbre qui a su garder sa beauté malgré les années. Elle vit sur les hauts d’Annecy avec Sarah, sa fille de vingt-sept ans infirmière et très belle aussi. L’auteur insiste très lourdement sur la beauté et la plastique parfaites des deux femmes. Sarah postule à la clinique des Alpages comme infirmière-anesthésiste, elle y rencontre le chirurgien Roman Dornoy, entre eux le coup de foudre est immédiat. Sarah pense avoir trouvé un nouveau travail et l’amour en même temps. Toutefois le rêve tourne rapidement au cauchemar, elle commet une faute grave lors d’une opération et son amant se révèle client chez une prostituée sadique, mais ce n’est que le début de la descente aux enfers pour Sarah, tandis que Mona éprouve un désir trouble pour Roman.

Il s’agit en fait de vengeances en cascades avec un dénouement inattendu. Vu sous cet angle, ce thriller psychologique paraît intéressant. Malheureusement l’histoire est très mal ficelée et dépourvue de vraisemblance. Par exemple, lors de l’accident qui laisse Sarah tétraplégique, les évènements ne sont pas conformes à la réalité et je parle en connaissance de cause. Sarah est hospitalisée brièvement dans la clinique généraliste de son amant et pas dans un centre spécialisé durant de longs mois, elle ne bénéficie d’aucune rééducation.

Lorsque Mona accuse Roman du double meurtre, les enquêteurs ne prennent même pas la peine de vérifier les empreintes digitales sur les armes du crime. Le responsable de l’enquête dit à un de ses amis qu’il sait que c’est lui qui a tué le père de Sarah, mais qu’il ne va pas en chercher les preuves et le laisse filer sans le dénoncer.

De plus ces invraisemblances sont desservies par un style vraiment affreux, j’ai rarement lu des phrases plus mal construites. Je vous en cite deux mais les trois quarts du roman sont de cette eau.

  1. Egalement remarquable dans les actions que dans les actes, il maîtrisait tout, de ses allants de corps et de ses élans de coeur, il était généreux et générant.
  2. La clinique des Alpages, située en hauteur de la ville était plus accueillante que maints de ces hôtels miteux que l’on peut rencontrer dans bien des agglomérations.

Et je fais grâce du paragraphe qui décrit le sapin de Noël de Mona, c’est un sommet du genre !.

Donc ce livre ne m’a pas plus le moins du monde, mais c’est évidemment un avis subjectif.

Enfer en 11 lettres

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Challenge Polar de Sharon

La chambre des murmures, de Dean Koontz

Tout d’abord un grand merci aux Editions de l’Archipel et à Mylène qui m’ont gâtée avec ce nouveau partenariat très apprécié comme toujours. Je ne connaissais Dean Koontz que de nom avant de découvrir Dark Web et ses deux livres m’ont beaucoup plu.

Celui-ci est la suite de Dark Web et se passe la semaine suivante. Comme l’histoire ne se semble pas complètement terminée à la fin de ce livre, on peut penser raisonnablement qu’il y aura un troisième volume des aventures de Jane Hawk.

Jane est toujours sur la piste des maîtres de la conspiration qui manipulent les gens en leur implantant une puce dans le cerveau et qui ont poussé son mari au suicide. Elle s’en prend à un journaliste qui a publié un portrait au vitriol de DJ Michael, le cerveau présumé du complot, elle n’est pas sûre de son honnêteté, aussi l’enferme-t’elle dans son dressing après avoir placé des micros dans son téléphone et dans sa maison. Bien lui en prend car elle apprend ainsi que le journaliste est un ami proche de l’avocat de DJ Michael et qu’ensemble ils ont tué sa femme en toute impunité grâce à des frelons. Du coup l’avocat devient sa prochaine cible.

On suit en même temps Cora, une institutrice  modèle du Minnesota, implantée à son insu et qui a l’impression de perdre la raison. Elle fait des cauchemars effrayants, tient un journal intime étrange avant de commettre un attentat suicide qui coûte la vie à plus de quarante personnes dont le gouverneur et le sénateur de l’Etat. Le FBI arrive immédiatement et écarte le shérif Luther Tillman de l’enquête. Celui-ci fouille la maison de Cora et trouve son journal intime, le FBI a laissé la maison en chantier, laissant de nombreux indices sur place. Dans la nuit un incendie très violent la ravage, un message laisse entendre qu’il s’agit de parents des victimes de l’attentat, mais le chef des pompiers affirme que le sinistre a été provoqué par du napalm, ce qui exclut une vengeance d’un villageois. Luther comprend qu’autre chose est en jeu, il prend des vacances pour enquêter discrètement.

C’est ainsi qu’après plusieurs péripéties, Jane et Luther se rencontrent dans un village du Kentucky au centre du complot dont tous les habitants ont été implantés, sauf les enfants de moins de seize ans retenus dans un faux pensionnat. Ils unissent leurs efforts pour lutter contre cette conspiration et connaîtront encore bien des aventures avant la fin du livre. Comme beaucoup de questions restent ouvertes et que le complot n’est toujours pas vaincu, tout laisse à penser qu’il y aura un nouvel épisode l’année prochaine.

Ce livre est vraiment passionnant, il est l’est nettement plus que le premier épisode qui servait surtout à la mise en place de l’intrigue. Ici elle se diversifie et se compléxifie nettement, de nombreux personnages apparaissent, dont le charismatique shérif du Minnesota. Il y a aussi une réflexion éthique sur le complot, on va plus loin que le simple sentiment de vengeance qui animait Jane dans Dark Web. On quitte aussi la Californie pour un long road movie à travers les USA. Jane et Luther sont aussi beaucoup moins seuls dans leur combat, la population prend conscience qu’il se passe quelque chose d’anormal et de nombreuses personnes leur offrent leur aide. Il y a toujours autant d’action et on ne s’ennuie vraiment pas mais les personnages évoluent positivement.

Un roman qui oscille entre SF et thriller que je vous recommande chaleureusement.

Chambre des murmures

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Challenge polar de Sharon N° 75

 

 

Axel Valker T1 : L’arbre de vie, de Laurence Erwin

Tout d’abord un grand merci à Netgalley pour ce partenariat très apprécié qui me permet de découvrir de nouvelles perles de la littérature jeunesse.

Le début du livre est plutôt classique et le fantastique prend de plus en plus de place, jusqu’à nous amener dans un autre monde. Au tout début un homme fuit ceux qui le traquent et veulent le tuer, il arrive à cacher le livre qu’on lui a confié avant de mourir.

Vingt ans plus tard Axel, un jeune étudiant parisien va fêter son vingtième anniversaire, il habite une mansarde dans l’immeuble dont ses parents sont concierges. Il mène une vie ordinaire d’étudiant, même si dans son enfance il pense avoir rencontré une Dame Blanche qui l’a empêché de se faire renverser par une voiture. Mais comme il est le seul à l’avoir vue, il ne sait s’il a rêvé ou non. Son amie Virginie lui monte le cadeau de sa marraine envoyé de Dijon, un coquillage porte-bonheur monté en pendentif, mais la lettre qui l’accompagne précise que son vrai cadeau, un vieux livre trop délicat pour voyager l’attend à Dijon. Virginie lâche le pendentif dans la tasse de café d’Axel, lorsqu’il le repêche, il a un vertige durant lequel il voit la dame blanche et un vieux livre.

Un peu plus tard, des voleurs essaient de cambrioler la boites aux lettres de ses parents, mais un passant les met en fuite. Puis une locataire vraiment pénible avec son fils et son chien l’incendie de remarques désagréables avant qu’un gros loup ne la fasse fuir. Axel se sent tout de suite à l’aise avec ce magnifique animal qu’il a l’impression de connaître depuis toujours et qu’il baptise Frère Loup. Désormais les évènements étranges se multiplient dans la vie d’Axel. Il craint d’abord que ses amis, Virginie, Adrien et Nicolas le prennent pour un fou, mais ils le croient et décident de l’appuyer dans sa quête qui le mène tout d’abord à Dijon.

C’est une histoire pleine de fraîcheur, Frère Loup y occupe une place centrale. Le thème des livres magiques égarés n’est pas spécialement original, mais il est traité de façon tout à fait passionnante. Et comme c’est un livre jeunesse destiné aux adolescents dès douze ans, c’est très soft sur le chapitre de la violence. Les voleurs sont mis en échec ou pas, mais ils ne sont pas vraiment agressifs. L’auteure explore les mythes locaux  comme celui des vouivres de Dijon.

L’histoire commence bien et je suis impatiente d’en connaître le suite. Un roman très agréable à lire qu je vous recommande chaleureusement,

Axel Valker T1

Dark Web, de Dean Koontz

Jane est agent du FBI, son mari s’est suicidé quatre mois plutôt. C’était un officier supérieur de la marine, ils étaient heureux et il n’était pas déprimé. Il a laissé un message étrange, laissant entendre qu’il n’a pas vraiment agi de son plein gré. Jane a pris un congé sans solde et s’est mise à enquêter sur la vague de suicides anormale qui frappe le pays. De nombreuses personnes appartenant à l’élite de la nation et sans idée suicidaire préalable ont mis fin à leurs jours sans raison valable. L’enquête de Jane dérange, un homme vient menacer d’enlever son fils de cinq ans et de le livrer à des terroristes étrangers. Elle décide de le cacher chez des amis dans une vallée californienne isolée.

Jane doit se cacher des moyens de surveillance électronique qui nous pistent sans arrêt. Elle piège un pirate informatique, puis un avocat célèbre. Avec l’aide d’un faux SDF, elle arrive à remonter la trace d’un terrible complot où un scientifique sans scrupule manipule des gens désignés par un programme informatique grâce à des implants qui les soumettent à la volonté du programme en question. Il faut éliminer neuf mille personnes par an.

L’action ne s’arrête jamais et la suite des aventures de Jane sera révélée dans La chambre des murmures. On est surtout dans l’action, même Jane, le personnage principal est assez peu développé et interchangeable avec d’autres héros de ce genre. Toutefois le fait qu’il s’agisse d’une femme est assez original. Le titre n’a pas grand chose à voir avec le contenu du roman, mais ce n’est pas très grave.

L’idée de base de la manipulation des hommes par une élite surpuissante est intéressante et peut-être pas aussi irréaliste qu’on pourrait le croire à première vue. La technologie est neutre en soi, c’est l’usage qu’on en fait qui la rend bonne ou mauvaise. A la base ces implants étaient prévus pour aider des personnes handicapées, mais ils ont servi à dominer les autres.

C’est une lecture très plaisante et je suis contente de pouvoir découvrir la suite de l’histoire très rapidement.

Dark web

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Challenge Polar de Sharon (N°73)

J’ai tué Jimmy Hoffa, de Charles Brandt

Tout d’abord un grand merci à Netgalley et aux Editions du Masque pour ce partenariat très apprécié. J’aime particulièrement les publications des Editions du Masque et celle-ci ne fait pas exception.

Il ne s’agit pas d’un roman policier mais d’une biographie très documentée de Frank Sheeran, celui qui a tué le syndicaliste Jimmy Hoffa. Il n’a jamais avoué ce crime au tribunal, mais à Charles Brandt, un ancien procureur devenu journaliste. Il a fait cet aveu à la fin de sa vie. Ce livre est une somme impressionnante sur l’histoire américaine de l’après-guerre aux années 1990. On  y découvre toute l’importance que le crime organisé avait à l’époque. Peut-être que rien n’a changé en fait, que ces organisations criminelles sont juste plus discrètes maintenant, le livre ne répond pas  à cette question.

Sheeran est né en 1920 à Philadelphie dans une famille catholique irlandaise pauvre, il est l’ainé de trois enfants. Son père est alcoolique et Frank commence à faire de petits boulots dès l’âge de sept ans. Après l’école il part faire une tournée avec des forains, puis travailler avec des bûcherons. Il mène une vie rude mais heureuse durant ces années de jeunesse. En 1943, il s’engage dans l’armée et part en Sicile avec une troupe d’assaut. Il y connaîtra des jours difficiles et surtout apprendra à tuer sans émotion. Le général Patton n’est pas un tendre et n’hésite pas à faire massacrer les soldats ennemis capturés pour ne pas s’encombrer de prisonniers. Les Américains sont loin d’être des saints et commettent ce qu’on peut qualifier de crime contre l’humanité, mais comme ils sont vainqueurs, personne ne vient les embêter avec ça.

A son retour en décembre 1945, Frank peine à se réadapter à la vie civile qui lui paraît bien fade. Il se marie avec une irlandaise catholique et ils ont rapidement trois filles. Durant la décennie suivante, il a divers petits boulot, donne des cours de danse tandis que Mary occupe un bon poste de secrétaire à l’hôpital de Philadelphie, il finit par se faire engager comme chauffeur dans une entreprise de transport de viande et organise différents petits trafics pour gagner un peu plus. Peu à peu il se lie avec des collègues italiens, les copains et l’alcool prennent de plus en plus de place dans sa vie. Il rentre de moins en moins souvent et s’éloigne de sa famille, même s’il continue à leur donner de l’argent quand il en a.

Frank ne sait pas du tout dans quoi il a mis les pieds, il devient l’ami de Russel Buffalino, ignorant qu’il s’agit d’un chef de la mafia. Il lui sert de chauffeur et lui rend différents services. En 1957, la réunion d’Apalachin rassemble tous les chefs mafieux importants du pays et là Sheeran comprend enfin qui sont vraiment ses nouveaux amis.

Les écailles lui étant tombées des yeux, Frank entame une fructueuse carrière de tueur au service de la mafia. Il devient ainsi l’ami de Jimmy Hoffa, le plus important syndicaliste de l’histoire américaine. Mais le combat syndical est bien loin de la pureté et de l’idéalisme, la mafia y joue un rôle très important, voire central. Les fond de pension permettent aux criminels d’obtenir des prêts avantageux pour construire des casinos et autres sources de profit. Les factions rivales s’opposent pour contrôler ces fonds de pension. Hoffa est emprisonné à la fin des années 1960 et finalement amnistié par Nixon en 1971. Il veut reprendre le contrôle du syndicat mais les chefs maffieux lui demandent de se calmer et d’attendre les élection de 1980 pour le faire. Hoffa refuse d’entendre raison malgré plusieurs mises en garde. N’arrivant pas à le remettre au pas, la mafia décide de l’éliminer. La tâche échoit à Frank qui comprend bien qu’il sera tué à son tour s’il refuse. C’est ainsi que Hoffa est tué puis incinéré en 1975, on ne retrouve jamais le corps. La justice a une liste de huit suspects, mais personne n’avoue jamais rien.

Ce livre montre le poids du crime organisé durant toutes ces années. La mafia était partie prenante dans l’invasion de la Baie des Cochons et surtout dans l’élection de Kennedy. Mais à peine élu son frère Bobby se retourne contre les mafieux qui ont aidé à l’élection de John, il voue son mandat de ministre de la justice à lutter contre le crime organisé. Frank a livré des fusils qui ont servi lors de l’assassinat de Dallas. Ce livre est vraiment très intéressant et donne une autre vision de l’histoire américaine. Toutefois  on est souvent noyé sous les détails, notamment avec les actions de Hoffa à la tête du syndicat.

J'ai tué Jimmy Hoffa

La défense, de Steve Cavanagh

Etant terrassée par une forte grippe, je vais rédiger une chronique courte.

Eddy Flynn est un ancien escroc devenu avocat et qui joue toujours avec les limites de la loi. Il est encore traumatisé par le l’acquittement d’un violeur qu’il a pris pour un innocent.

Un matin il est abordé par le chef de la mafia russe qui a enlevé sa fille mais lui garantit qu’ils auront la vie sauve s’il pose une bombe sous la chaise d’un des témoins dont il veut se débarrasser. Eddy comprend vite qu’il n’en est rien. Une partie d’échec s’engage entre les deux hommes. Il arrive à faire intervenir son ami Jimmy, chef de la mafia italienne pour récupérer sa fille. Eddy comprend qu’Olek n’est pas au courant de tout grâce à une photo trouvée sur la scène du crime. En fait son numéro deux est en train de le déborder pour s’allier aux cartels sud américains et à la mafia japonaise. L’homme est difficile à convaincre, mais finit par le croire. Finalement Eddy arrive à déjouer tous les complots et même à faire annuler le procès.

C’est un thriller 100 %adrénaline, mais plutôt rocambolesque. Il est très agréable à lire et on ne s’y ennuie pas une seconde, mais le personnage principal n’est pas vraisemblable du tout. Il arrive à faire annuler un procès pour lequel il ne s’est pas préparé du tout, découvre un attentat à la bombe, le déjoue et fait échec aux manigances de la mafia russe. Eddy est présenté comme un super héros type Superman et pas un avocat ordinaire.

 

Défense

Mois du polar 4

Mois du polar chez Sharon (N°74)